http://www.desmoinesregister.com/story/news/local/kyle-munson/2016/02/04/rip-jerry-dwyer-man-haunted-buddy-holly-crash/79711056/
https://www.youtube.com/watch?v=TPgC4Aiu5Gw
http://kimt.com/2016/02/06/economic-impact-of-winter-dance-party/
 (Merci à Joël Bacheley)
Carlton Ray Scott à Marne la Vallée. Ce chanteur n’est pas très connu et son passage en Europe reste un événement pour les amateurs du genre. Ray Scott qui est né en Caroline du Nord, est sur les planches depuis l'âge de 19 ans. Après un déménagement à Raleigh, il décide de s'installer à Nashville endroit plus propice pour sa carrière de chanteur Country. C'est là qu'il a commencé à écrire des chansons, alignant deux hits en tant que compositeur : «A Few Questions», interprété par Clay Walker et «Pray for the Fish» par Randy Travis. Puis, en 2015 il signe chez Warner, compagnie pour laquelle il réalise «My Kind of Music» un excellent album. Par la suite, il quitte Warner pour devenir producteur indépendant. Son deuxième disque «Crazy Like Me» sortira en 2008. Scott a connu le succès avec le single «Those Jeans». En 2014, il prend une nouvelle direction avec un partenariat qui l'associe au producteur de disques Dave Brainard. Le premier enregistrement de Ray sur le label deciBel sera le single «Drinkin' Beer». La composition «Ain't Always Thirsty» qui suivra sera pour Ray Scott la reconnaissance. Diffusée en radio, cette chanson le fera connaître aux passionnés de Country Music. Ultime consécration, le passage au Grand Ole Opry, où il chantera «The Highway» en 2015. Ce 12 Février 2016 au Billy Bob's, l'artiste fut à la hauteur de sa réputation. Voix grave à la manière de Josh Turner et de Johnny Cash, Ray Scott à déroulé ses titres devant un parterre de connaisseurs. Les chapeaux, chemises, jeans et boots étaient de rigueur chez quelques fans purs et durs. Cette soirée fut un grand moment et on peut dire que Ray Scott a mis le public dans sa poche dès le début de ce brillant concert qu'il termina par «Drinkin' Beer» et «Folsom Prison Blues».
Texte et photos © Jean-Yves Cadiou



 
Suite à la publication par la marque scandinave Bluelight d'un remarquable CD de Hayden Thompson contenant ses deux précédents albums «Booneville Mississippi flash» (Charly records, 1985) et «The times is now» (Sunjay records, 1990) + six titres bonus (session avec Wildfire Willie & the Ramblers, Suède 1995, ainsi que son simple «The boy from Tupelo» ) il me semble intéressant de te joindre pour Roll Call l'un des nombreux clichés réalisés à Bourg en Bresse avec Hayden suite à mon entretien radiophonique avec lui.
Edgar Prato

Cliché J.F. Riout, avril 2012
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HAYDEN THOMPSON – BOONEVILLE MISSISSIPPI FLASH
BLUEBIRD BLR 33 135 2
Hayden Thompson, born in Booneville, Mississippi, is one of the original rock-a-billy cat who recorded for Sun records without having the succes he should have. His fabulous Phillips International’s single just came to late and left Hayden deeply disillusioned. In 1958, he moved to Chicago.
Here Bluelight records offers you a compilation CD of two albums and six bonus tracks, four of them being unreleased.
First of the albums, Booneville Mississippi Flash, was released on Charly records in 1985. These sides were recorded  with by Dave Travis when Hayden was doing in 1984 its first tour in Europe playing in Holland, Sweden and England. Backed by Eddie Jones (gtr), Dave Taylor (pno), Terry Nicholson (bass)  Howard Tibble (dms) and, of course, Dave, Hayden delivers some classic songs and some originals. The Elvis’ influence is obvious by the choice of «When My Blue Moon Turn To Gold Again» and «I’m Gonna Sit Right Down and Cry». «Drivin’ Me Out Of My Mind», an original, is a strong rockin’ tune while «Had Little Talk», another original, is a muscular gospel. «Don’t Say That You’re Sorry» and «I Wanna Get Home» are very fine country recording while «The Boy From Tupelo» is a tasty tribute to Elvis.
The second album, The Time is Now, was recorded for Swedish Sunjay records in April and May 1990 with Albert Lee on guitar and Brian Hodgson on bass. Carrying more original songs, Hayden feel it is one of the best records he has recorded over the years. It opens with the very Elvisly «Pretty Little Love Song», an original, followed by a nice rendition of «Wishful Thinking» borrowed to Wynn Stewart. Steel guitar is tasty. «Fried Chicken», another original, feature great french harp and move nicely. Now is time for «At The Party Tonight» that talk by himself… a dancing tune with sax and vocal chorus written by Brian Hodgson. «I Ain’t Takin’ No Prisoners» is another strong one from Brian Hodgson and Tony Colton.
The six bonus tracks consist of «The Boy Of Tupelo» (1987 version) and «What’m I Gonna Do» on which Hayden is backed by Bud Hudson & The Hornet (Sunjay SJ 52) and of four unreleased songs cut with Wildfire Willie & The Ramblers without anything planned in 1995. These four tracks are simply great and should make a very decent EP for the vinyl freaks.
The time is now if you missed these original LP's by The
Booneville Mississippi Flash when they first came out !
Dominique «Imperial» Anglares
February 11, 2016
 
https://www.youtube.com/watch?v=ct2n2iiiIGQ
ROUTE 66
Émission bateau pourrait-on dire en regardant «Duels» sur la 5. Présentée par une femme très bon chic bon genre qui entreprit de nous parler Rock and Roll avec des intonations des beaux quartiers, c’était pas son truc et ça se voyait. On va finir par regretter Manœuvre. Tout cela était bien racoleur, avec pour thématique la prétendue rivalité entre les Beatles et les Rolling Stones. Du coté de Roll Call, sachant qu'il n'y avait jamais eu une once de cette soi-disante rivalité entre les deux groupes, inutile de dire qu'on s'en bat les couilles. Langage faubourien direz-vous, mais les Beatles c'était quoi ?… De petites frappes de banlieues qui, sans le génie de Brian Epstein, en seraient restés à jouer «Long Tall Sally» dans des cavernes néolithiques. Voila le paradoxe du marketing, arriver à faire prendre des vessies pour des lanternes. À ce jeu là, on se brûle. Pour résumer, les gentils étaient méchants et les méchants étaient gentils. Reste que je partage l'opinion de Bernard Gouttenoire (joli nom), placés dans la jeunesse révoltée, on ne pouvait qu’aimer les Rolling Stones. Mais cela était encore une imagerie. Alors, à qui se fier ? À l'instar de Gene Vincent, Jerry Lee, James Dean et autres drapeaux de la jeunesse des années 50, celle des sixties, comme on dit, avait aussi besoin de références révolutionnaires. Enfin, en y regardant bien c'est pas le mot. Disons, besoin d'identitaire face au monde fermé des parents (c'est pas nouveau) et du Général qui étouffait les jeunes. En fait, ne soyons pas hypocrites, nous avions besoin d'ouvrir notre gueule, de boire des boissons fortes et de lever des gonzesses. La révolution, c'était un peu plus tard en 68. Encore que ? Reste que les Rolling Stones, les Pretty Things, les Beatles (si vous voulez), les Kinks, les Them, les Animals nous ont aidés à respirer et rien que pour cela on ne peut que les remercier.

Pierre Poidevin
https://www.youtube.com/watch?v=grjp9J_fTNo
WILLIAM SAURIEN
Un petit jeune qui promet. Originaire de Lyttelton en Nouvelle Zélande et doté d'un paternel qui écoutait Gram Parsons entre des conneries comme les Beatles et The Band (c'est du second degré), Marlon Williams se propulsa sur les planches de bonne heure. Son truc à lui, c'était la musique campagnarde, le folk, le bluegrass et les trucs irlandais. De ce fait, il se mit à écrire ce qu'il voyait tous les jours. À la lecture des textes, on comprend que la culture Maori, même si il a baigné dedans, c'est pas sa tasse de thé. Alors, il se trouve un refuge dans les églises. Non qu'il soit croyant ou adepte de monsieur le curé à poil sous sa soutane, non rien de tout cela, c’est simplement que l'intéresse la musique et le chant. Vous vous doutez bien que c'était un début, car très vite, écouter Mozart chez le petit Jésus, ça gonfle et que l'ambiance des bars c'est quand même autre chose. Comme la Nouvelle Zélande c’est un peu étroit dans les têtes, il met les voiles sur l'Australie où, il faut bien le reconnaître, malgré les crocodiles, la vie est plus Rock and Roll. Cela ne l'empêche pas de revenir à la maison, enregistrer quelques trucs sympas, le fruit de toutes ses expériences passées. Cela nous donne l'album «Marlon Williams» un disque composé de belles balades mélancoliques, un peu à la Nick Drake, avec les vieilles influences de son pote, un Country Man allumé, Delaney Davidson. Sympa dirons-nous, mais pas conseillé aux dépressifs, où alors prévoir une dose de Tranxene et une bouteille de gnôle.
Pierre Poidevin

 
Ce soir, l'émission «Duels» (sur la 5 à 22h15) présente les Beatles et les Stones sous l'angle de leur supposée rivalité. Surtout d'après le synopsis, il s'agit de démontrer les influences sur la société des groupes qui ont marqué le rock mais bien au delà, l'humanité selon nos approches, et le comportement de ceux que nous considérions comme «idoles». Intéressante confrontation qui s'avère enrichissante, et pas qu'au plan musical.
Pour ma part, je ne pouvais être que Stones bien que j'ai toujours considéré que le gang de Lennon était musicalement passionnant mais trop clean à mon goût. Les Stones disposaient dans leur façon vestimentaire et l'approche de l'existence d'un ton bourru, d'un son âpre et sale qu'ils avaient pris chez les bluesmen de Chicago de l'écurie Chess records (Muddy Waters, Howlin' Wolf, Bo Diddley, Chuck Berry...). Les Beatles avaient fait, dès 1962, des reprises : «I got a woman» (Ray Charles), «Carol», «Memphis Tennessee» (Chuck Berry), «Long tall Sally» et «Lucille» (Little Richard), «That's all right Mama» (Elvis Presley), «Crying, Waiting, Hoping» (Buddy Holly) dans un album «Live at the BBC» sorti en 1994. Ils savaient jouer rock dans une tonalité assez «douceâtre», sirupeuse, loin des versions sulfureuses des Stones.
Si je me réfère à un CD rare de ma collection «The Live Rolling Stones - Olympia Theatre, Paris, April 17, 1965» (pile le cinquième anniversaire de la mort de Cochran) où, dans un son déplorable, Jagger, Jones, Richard, Watts et Wyman jouent les plus mémorables titres «Little Red Rooster» (Howlin' Wolf), «Carol», «Route 66», «Around And Around», tandis que le groupe attaque ses propres titres prometteurs «It's All Over Now», «The Last Time», «Off The Hook», qui lançaient avant «Satisfaction» la griffe Stonienne. Pour moi, les Stones nous ont ouvert sur le Blues urbain de Chicago qui naturellement nous a amené à la forme rurale du Delta (Lightnin' Hopkins, Slim Harpo, Elmore James, Robert Johnson), tandis que John Lee Hooker et Jimmy Reed faisaient «l'entre deux» (bootleneck et guitare électrique).
Mais comment ne pas oublier ces autres groupes du British Blues fabuleux qui eux aussi piochaient dans les racines du répertoire ?… The Animals avec un Eric Burdon qui reprenait Ray Charles et Hooker, Them et leurs superbes versions de «Baby Please Don't Go» et de «Route 66», The Kinks des frères Davies, tandis que l'apport des Shadows faisait acheter des Statocaster. Je préférais les plus sauvages (les Stones passaient pour des enfants de chœur à côté) Phil May et The Pretty Things, ex-tra-or-di-nai-res avec Dick Taylor (ancien bassiste des Stones au Marquee en 1962) et que j'ai eu l'immense plaisir d'interviewer le 13 novembre 2013 avec mon fils Samuel. Dick Taylor avait quitté les Stones pensant qu'ils n'auraient pas d'avenir pour fonder les Things. Lesquels tournent encore (cf Youtube) toujours aussi Blues ! À la fin du concert, Dick Taylor m'a offert son médiator, une relique pour le moins sacrée !
Bien sûr, on ne peut pas dissocier le Blues du Rock et encore moins lorsqu'on écoute les Eddie Cochran, Gene Vincent, Buddy Holly, Johnny Kidd, Vince Taylor, Johnny Burnette, et tous les autres qui nous ont forgés ! Je pense particulièrement aux Cramps qui m'ont sauté dessus quand je leur demandais (via mon ami Stevie Dixon à l'époque de «Lyon Poche» et qui a fait la photo) : «pourquoi ont-ils de sales gueules ces cons ?… ». Mon fils Christophe qui avait onze ans alors, m'a dit à la sortie : «Finalement, ils sont très sympas» ! C'est ce concert qui lui a permis de bosser dans le Rock…
Comme on est loin de la bonne façon des «Michele», «Hey Jude» et autres sucreries ! Je reste toujours proche des Stones qui ont toujours «dérapé» c'est sûr, mais quel Bonheur d'être soi-même.
Bernard Gouttenoire


L'auteur de l’article est sur les photos successivement avec Bo Diddley, Bill Wyman, The Cramps, Dick Taylor.


CRUEL SUNRISE
William Clarke, Rod Piazza, Johnny Dyer, San Pedro Slim, Billy Boy Arnold, Jimmy Rogers et bien d'autres musiciens forment la carte de visite du guitariste Rick Holmstrom, musicien pas spécialement connu en dehors du circuit professionnel. Et pourtant ! Né en 1965 du coté de Fairbanks, il a rapidement abandonné le circuit des bars où il jouait déjà du Blues pour passer à la vitesse supérieure en accompagnant des pointures. Après avoir suivi William Clarke, il se lie d'amitié avec l'harmoniciste John Dyer et enregistre avec lui deux albums «Listen Up» et «Shake It»ce qui lui  met le pied à l'étrier comme on dit sur les champs de courses. Par la suite, Rod Piazza l'engage dans son groupe The Mighty Flyers avec lequel il tourne, mettant le feu à chaque concert. Entre temps, il enregistre un premier LP (instrumental) «Lookout», avant de travailler en studio avec Rod Piazza sur «Beyond the Source». Suivra «Gonna Get Sauvage» deuxième album solo du guitariste. Puis ce sera «Hydraulic Groove» un disque curieux où le guitariste cherche de nouveaux sons du coté de l'acid Jazz, du Funk et du Hip hop. Succès commercial vous vous en doutez. Retour au Blues en 2006, et un nouvel album «Late in the Night» en 2007. Puis c’est la rencontre avec Mavis Staples où la guitare de Rick colle parfaitement à la voix de la grande chanteuse de Gospel. Nouvel album «Cruel Sunrise» en 2012 avec apparition de Mavis Staples sur deux titres. Rick Holmstrom, marqué par de nombreuses influences allant de Jimmy Reed à Miles Davis en passant par Ry Cooder, Johnny Horton, T.Bone Walker et bien d'autres dans le Blues et le Rock and Roll, reste un guitariste original doté d'un phrasé identifiable de suite. Exemple sur le disque «Slim Barhoppin’» de l'harmoniciste San Pedro Slim où la guitare porte la signature incontestable du musicien. Si ce n’est déjà fait, à découvrir de suite…
Pierre Poidevin


Rick Holmstrom & Mavis Staples / Milwaukee, Northern Lights Theater
2014 / Seattle Center, Labor Day weekend
photo © Rochelle Shipman


Une coupure de presse, qui vient d’être retrouvée, fort amusante (et délirante) sur le Gang, fer de lance d’un renouveau Rock’n’Roll passé totalement inaperçu en dehors de cette MJC des Yvelines et ceci bien avant les Stray Cats, Gordon, Cavan, etc.
(archive et commentaire Gilles Vignal)
http://fr.calameo.com/read/0000908044bb84ead3ced
d'autres pochettes…
(archives Alain Fournier, Robert Descombels, Pierre Poidevin, Dominique Anglares)
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http://fr.calameo.com/read/00009080406217536224b
Album "Johnny Cash At Folsom Prison"
(archives Gilles Vignal)
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BABOUINS ROCK AND ROLL
« Drinkin' Gazoline » encore une belle vidéo que celle des Baboons. On peut noter un effort question clip ces temps-ci. Le Rock and Roll et le Blues bénéficient à présent de certains moyens de promotion et ce n’est pas trop tôt ! The Baboons est une formation belge, originaire de Turnhout, un bled du côté d'Anvers. Malgré des influences Rockabilly, les musiciens jouent principalement une musique de danse où Rhythm and Blues et Rock and Roll sont omniprésents. Avec trois albums au compteur, « Boogie Malediction », « Boogie Curse » et « Uptown and the Back Again », le groupe produit des disques intéressants en étant avant tout une formation de scène. Un peu comme les Blasters, avec qui d'ailleurs ils ont partagé la scène lors d'une tournée mémorable. The Baboons, avec un calendrier assez chargé en Europe, devraient peut-être passer par la France. Quelques dates sont déjà prévues en 2016 : Béthune le 27 Août, Reims le 9 Septembre, La Souterraine le 10 Octobre. Surveillez vos calendriers et à vos agendas
Pierre Poidevin

 
BOITE A CIGARES
Encore un qui joue avec une boîte à cigares. Remarquez c'est pas désagréable quand le guitariste est à la hauteur. C'est le cas de Jason Vivone, musicien originaire de Kansas City qui, avec ses Billy Bats, nous propose une musique originale, sorte de croisement entre Steve Steasick et Dr. John avec toujours un côté Bo Diddley mâtiné de Captain Beefheart. Vous voyez le genre ?Il paraît que l'homme donne toute sa puissance sur une scène. À la vue de certaines vidéos on comprend d'ailleurs de quoi il en retourne. Le nouvel album, paru en ce début d'année, une fois n'est pas coutume, démarre sur un rythme façon Bo Diddley avec la voix de Jason accompagnée par des chœurs féminins qui rappellent le Dr John première période et son album « Gris-Gris ». Ensuite, c'est parti pour des histoires délirantes avec la slide partout présente et même un petit coup d'orgue discret, façon Jimmy Smith, qui apporte une petite touche Jazzy à l'ensemble. Plutôt sympa, même assez Rock and Roll dans l'âme. Un disque qui s'écoute volontiers sous les étoiles avec le balancement du rockin’ chair tout en descendant un Jack Daniel’s.

Pierre Poidevin
http://fr.calameo.com/read/0000908046a020737b810
Programme acheté le 26 octobre au Bournemouth Gaumont, lors de la tournée de 1963
(archives Phil Bourdin)
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WAITING FOR A TRAIN
Le déclic pour se pencher sur le cas d'Adam Burney fut provoqué par le clip vidéo « Return of Jerome » un évident clin d’œil à Ellas Otha Bates McDaniel, d’autant que le Melody Maker que lit un des deux musiciens montre une photo de Bo Diddley. Tourné dans une gare sous la neige, on y voit un parfait gentleman british en chapeau melon et redingote attendre son train. Impatient et probablement pour meubler le temps, il sort un harmonica de sa poche et attaque  « le retour de Jérôme ». Alors qu'un deuxième homme arrive sur le quai, le tempo s'accélère avec en alternance des images du groupe en studio. Ce second personnage trépigne, se désespère, et le train n'arrivant toujours pas, se met à danser en rythme sur le morceau en même temps que combattre le froid sur ce quai désert. Excellente vidéo. De ce fait, il va nous falloir faire quelques recherches pour savoir d’où vient le Adam Burney en question…
Pierre Poidevin

 
http://ellersoulrecords.com/
(Many thanks to Bob Corritore for this BIG News)

http://fr.calameo.com/read/000090804c2b6be4f021d
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https://www.youtube.com/watch?v=pmAV1O97ZjwMarc Ferrer : piano - Pep Rius : contrebasse - Olivier Rocque : batterie - Dani Pérez : saxophone - Lluís Molas : percussions - Pau Ruiz : guitare - Agusti Burriel : chant - Laia Porta : chant, tous ont participé à ce premier CD du Marc Ferrer Trio, un excellent disque de Jazz & Boogie Blues, très agréable à écouter. Publié pour et chez Marccato Edicions (Barcelona), enregistré et mixé par Lluís Mola les 2, 3 et 4 septembre 2015 à Sentir Estudis (Barcelona), les photographies sont signées Kiku Piñol, le graphisme Pep Rius, et le texte Jordi Tomàs Elias.
Mais parlons de ce qui nous intéresse le plus, la musique. Parmi les 13 titres figurent des reprises ainsi que sept compositions de Marc Ferrer, deux de Pep Rius, et une du duo Agustí Burriel / Marc Ferrer. Agustí chante dans différents groupes, dont Big Jamboree. Parmi les reprises citons le traditionnel « Down By The Riverside », « Night Train » de J. Forrest, L. Simpkins et O.Washington, et « Watergate Blues » de P. Heath. « Night Train » est également sur le nouveau CD des Big Jamboree, formidable groupe de Rhythm and Blues avec Marc Ferrer au piano,
Dans « 3 Coffees », participent au chant Agustí Burriel et Laia Porta, dans « Night Train » et « Barcelona In Blues » Dani Pérez est au saxophone, Lluís Molas aux percussions sur « Night Train ». Le guitariste Pau Ruiz est présent sur tous les titres.
« Fat Morning » et « Shot » sont mes deux morceaux préférés.
Dj EddieCesc

ROOTS OF THE BLUES
C'est un ouvrage luxueux dont la forme est paradoxale avec le sujet qui présente des gens sortis de la misère des champs de coton pour certains, des ghettos urbains pour d'autres. Reste la musique. Dans cet ouvrage magnifique, trop beau peut-être, nous retrouvons ces musiciens qui depuis quelques décennies nous ont fait vibrer avec leurs guitares, leurs tambours, leurs pianos, leurs harmos, mais surtout, leurs voix. Le livre remonte le temps depuis le Blues rural, en passant par l’urbanisation jusqu'à la technologie actuelle. Nous suivons avec intérêt l'évolution de ce Blues générateur d'émotions qui devait déboucher sur le Rock and Roll, le Jazz, le R&B, le Gospel, la Country et plus tard le Rap. Pour tout vous dire, l'ouvrage n'a qu'un intérêt facultatif pour les vieux briscards qui suivent l'affaire depuis des lustres et qui ont des mètres de bouquins sur le genre, rangés sur les étagères. Mais, ils vont quand même l'acheter ! On ne sait jamais, des fois qu'il trainerait quelques photos où documents passés au travers des publications d'antan. Pour les autres, les débutants, les néophytes, les passionnés, disons que ce pavé de près de 250 pages est indispensable. C'est une bonne approche historique, car des champs de coton aux rapetous d'aujourd'hui, le panorama est assez exhaustif. Préface de Marshall Chess, le fils de celui qui avec son frangin ont fait démarrer le truc ou presque, voilà qui vous met tout de suite dans le sujet. Divisé en 8 chapitres, le livre nous emmène dans cette histoire fantastique émergeant de l'Afrique pour s'achever parfois dans un show bizz nauséabond. Pour l'heure, sans ce soucier de savoir si les Rolling Stones ou Janis Joplin c'est du Blues, savourons avec plaisir ces pages mémoire de notre temps, peuplées de héros comme d'obscurs qui ont façonné cette musique du diable quand même bien sympathique
Pierre Poidevin
BOPPIN' MARY LOU
Ce groupe de Rockabilly Allemand, les Wild Ones, sous la houlette de leur leader Marc Valentine, propose un Rock and Roll comme à la grande époque. Avec un premier album en 2011 « The Rockin Beat Of » la formation revisite avec talent l'esprit des années 50. D'autant qu'à part une reprise de « Stutterin’ Cindy » de Charlie Feathers, tous les titres gravés sont des originaux. À noter particulièrement « Boppin' Mary Lou » morceau bien représentatif des Wild Ones. Un deuxième disque suivra en 2014, avec toujours la même inspiration puisé dans cette époque bénie pour le Rock and Roll. Sans tomber de l'armoire, la musique des Wild Ones est à découvrir voire à visiter, si par un hasard de calendrier le groupe passait par chez vous.
Pierre Poidevin
http://fr.calameo.com/read/0000908047a9fec12e3c0
e-books
https://www.youtube.com/watch?v=iqPNc65PS0gLONESOME TRAIN
Sans en faire une fixation, Johnny Trouble a un certain penchant pour Johnny Cash. Remarquez, il est pas le seul et ses camarades de Johnny Horsepower ne lui jetteront certainement pas la pierre. Quand on aime on aime ! Johnny Bluth (son nom véritable) Trouble, à l'instar du groupe Wild Canyon, est un musicien Allemand qui, très jeune, écouta beaucoup Johnny Horton, Marty Robbins, Hank Williams et bien entendu l'Homme en noir. Sa rencontre avec Grand Toni, contrebassiste de son état, fut le déclic pour se lancer dans la musique. Premier album « The Rhythm Of The Railroad Track » suivi de « Rambling Man ». Beaucoup d'histoires de trains, de boissons fortes, de bagarres, de prison et d'amours déçus au programme. C'est un peu le lot du Blues et du Rock and Roll direz-vous et vous n'aurez pas tort. Les textes sont souvent simplistes, nous ne sommes pas chez Brassens, ici la musique est primordiale. Le groupe tourne pas mal et chaque passage provoque toujours l'enthousiasme du public amateur de Rock and Roll. Après des débuts en trio avec un répertoire principalement axé sur Johnny Cash, la formation devient quartette renforçant ainsi sa puissance rythmique. Toujours des histoire de trains avec bruits de locomotive en fureur (« King Of The Rail »), on ne se refait pas. Suivront dans la discographie « Rainy Days » et « That's Love »  toujours dans le même esprit Rockabilly, mais avec un peu moins de reprises et beaucoup de compositions du leader, notamment de belles ballades. Le groupe tourne beaucoup en Europe et va même jusqu'à mettre sa notoriété au service d'un Johnny Cash Tribute. Pas le trac les gaziers, mais le travail est bien fait, donc rien à redire. En juin 2015 paraissait « Tornado Warning » un vinyle ne comportant que des compositions signées Johnny Bluth et une
magnifique vidéo promotionnelle.
Pierre Poidevin